A cause de la terrible malédiction du sang empoisonné qui coule dans ses veines, Albafica, Chevalier d’Or du Poisson s’est enfermé dans une pesante solitude. Son lourd passé resurgit lorsque le Grand Pope décide de l’envoyer sur une île où vit un médecin réputé pour son talent, et dont on dit qu’aucune maladie ne lui résiste. Mais l’île semble bien plus maléfique qu’il n’y parait. Et qui est donc ce fameux médecin aux airs familiers qui se dit capable de libérer Albafica de son sang maudit ?

 

Les Chevaliers du Zodiaque n’ont donc pas terminé de faire parler d’eux. Seulement, une fois n’est pas coutume, les héros ne sont plus Pégase et ses compagnons de bronze. Cette nouvelle saga, qui fait suite aux Lost Canvas, se focalise en effet sur les Chevaliers d’Or. Un concept intéressant, qui permet de lever le mystère sur certains d’entre eux, trop effacés dans la série précédente. C’est le cas d’Albafica, Chevalier d’or du Poisson, dont le sang empoisonné demeure une énigme, et auquel est dédié le premier spin-off de Lost Canvas.

Sans être criant de dynamisme, ce premier épisode offre malgré tout un scénario complet qui mélange intelligemment action et émotion. Shiori Teshirogi offre en effet à ses lecteur une trame développée, au moyen de flash-back sur le passé des protagonistes, qui suit un rythme équilibré et facile à suivre. Si l’intrigue contient des éléments habituels de la série, elle réussit cependant le tour de force de les présenter sous un nouveau visage. Ainsi, les spectres d’Hadès sont perçus ici comme des victimes, des âmes tourmentées et non plus simplement des marionnettes ressuscitées desEnfers.

Parce que ce premier tome est focalisé sur Albafica, les autres personnages, hormis Luco et Pefko, sont peu charismatiques, qu’il s’agisse du Grand Pope ou du Chevalier du Bélier, à peine croisés dans le volume. Le Chevalier du Poisson, le médecin Luco et son disciple Pefko, constituent le triangle principal de la trame, et les rouages essentiels d’une trame qui oscille entre actionfantastique et penche même parfois vers le thriller.

Le graphisme est bien mieux maitrisé que dans Lost Canvas. Plus subtil, plus équilibré au niveau des nuances, le trait de Shiori Teshirogi, tourné vers le shôjo (normal puisque c’est sa spécialité) semble avoir gagné en maturité et cela se ressent. Les personnages dégagent ainsi une véritable personnalité et véhiculent de l’émotion, notamment Albafica, dont le look androgyne est particulièrement bien respecté. Les vignettes, généralement bien fournies en détail, offrent un rendu esthétique efficace et appréciable.

 

Il est juste dommage qu’il n’y ait pas de sous titre consacré au chevalier en question. Néanmoins, ce premier tome de Lost Canvas Chronicles s’avère plutôt réussi en matière de scénario et de graphisme. Une combinaison qui devrait lui permettre de trouver son public, que l’on ait apprécié la saga précédente ou pas.



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