Cheffe de projet du dossier « Petites villes de demain » à la Ville, Natacha Crampe a d’abord…

Cheffe de projet du dossier « Petites villes de demain » à la Ville, Natacha Crampe a d’abord rappelé que le projet était né d’une « démarche participative », avec la diffusion d’un questionnaire ainsi que la mise en place d’ateliers thématiques et d’une semaine d’expérimentation qui avait permis aux Oloronais de tester des activités sur place.

Guinguette, économie et initiative

Trois pôles doivent être mis en place au sein du bâtiment. Un espace sera dédié à la guinguette « afin de donner la possibilité de se nourrir, surtout en fin de semaine, mais aussi de se divertir ». Il comprendrait un restaurant de 160 m2, deux kiosques de restauration sur 140 m2, un espace musique et scène de 217 m2, ainsi que deux parvis aux entrées de la structure.

Un second pôle consacré à l’économie renfermerait quatre échoppes sur 80 m2, « pour donner la possibilité aux entreprises de vendre et de fabriquer sur place ». Un espace de coworking de 20 m2 est aussi dans les tuyaux, de même qu’un espace de bricolage et de réparation de 40 m2, et un « fab-lab » de 60 m2. Il y aurait aussi deux salles de réunion sur 90 m2, mais aussi deux salles de formation sur 130 m2, « parce que c’est une offre qui manque aux industriels du territoire ».

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Enfin, le dernier pôle serait centré sur l’initiative, avec la présence d’un espace modulable de 300 m2 « où il serait possible d’organiser un vide-greniers aussi bien qu’un spectacle de danse ». Un lieu de 200 m2 serait également dédié à la culture urbaine et accueillerait « les univers du skate et du graff ».

Le total des surfaces serait de 1 437 m2, avec 1 200 m2 au rez-de-chaussée et la mise en place d’un étage qui permettrait d’accueillir 250 m2 d’activités.

Un an de travaux

« On va pouvoir compter sur une structure en bon état qui est au centre de la ville, avec de grands volumes qui vont faciliter l’implantation de nombreuses activités », note Marc Chambon, représentant de la Sepa. Sur le plan des « facteurs limitants », les experts pointent le « coût important lié à la rénovation de la couverture et du sol » , ainsi que « la proximité immédiate d’habitations » qui va nécessiter « un travail sur l’acoustique ». La mise en place de panneaux photovoltaïques et l’utilisation de bois local sont évoquées dans le cadre du chantier.

Côté calendrier, la consultation et le choix de la maîtrise d’oeuvre sont prévus entre septembre 2022 et janvier 2023. Le permis de construire et la consultation des entreprises doivent avoir lieu entre février et juillet 2023. Les travaux démarreraient en mars 2024, pour se terminer un an plus tard, en mars 2025.

Une association pour gérer les lieux, deux employés pour assurer la maintenance, la gestion et l’animation

Quelle gouvernance pour Remazeilles ? « Le lieu ne serait pas directement géré par la mairie, mais par une association-mère dans laquelle on retrouvera les occupants de la friche, les partenaires financiers, mais aussi des citoyens qui souhaiteraient s’investir dans la structure », explique Natacha Crampe. Deux employés de cette future association seraient chargés « de la maintenance, de la gestion des lieux et de l’animation ».

Lien source : Oloron : restaurant, échoppes, culture urbaine… ce qu’on devrait trouver à Remazeilles