Il ressort que les personnes ayant signalé une détérioration de la qualité du sommeil au cours de ces 3 années – passant de l’absence de symptôme à une insomnie occasionnelle, ou d’une insomnie occasionnelle à une insomnie chronique – étaient plus susceptibles de rapporter un déclin de la mémoire ou d’avoir reçu un diagnostic de ce type de la part de leur médecin.

Par ailleurs, les insomniaques (ceux qui l’étaient ou qui le sont devenus) couraient un risque accru d’anxiété, de dépression, de somnolence diurne, d’apnée du sommeil, présentaient une plus forte prévalence de tabagisme et un IMC plus élevé, des facteurs de risque bien connus de déclin cognitif et de démence.

« Cela dit, il y a une bonne nouvelle », note Nathan Cross, co-auteur de l’étude et chercheur au Laboratoire sommeil, cognition et neuroimagerie de l’Université Concordia. « Il existe des traitements pour remédier aux troubles du sommeil comme l’insomnie. D’où l’importance d’un diagnostic et d’une prise en charge précoces et adéquats des cas d’insomnie au sein de la population âgée. Le traitement approprié pourrait constituer une mesure importante de prévention du déclin cognitif et contribuer à réduire le risque de démence à un âge avancé. »

Qu’est-ce que l’insomnie ?

Comme le rappelle Cross, « l’insomnie ne se résume pas à se remuer et à se retourner dans son lit pendant un certain temps avant de s’endormir. Le diagnostic repose sur des symptômes précis, comme une difficulté à trouver le sommeil ou à rester endormi, ou encore des réveils précoces au moins trois nuits par semaine sur une période de trois mois. » Si c’est votre cas, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin.

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Source : Destination Santé

Lien source : L’insomnie augmenterait le risque de déclin cognitif