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D’abord l’actu chaude et l’arrivée de Quentin Boisgard…

On ne l’attendait pas forcément. Il avait d’autres possibilités et le contrat qui le lié à Lorient nous semblait être un frein. Mais sa volonté a été déterminante et l’accompagnement du FC Lorient a fait le reste. On est tous ravis, il a été à la base il y a peu d’un nouveau cycle qui nous a menés à la Ligue 2, avec les Name, Gueye, etc. Il doit nous aider à obtenir ce qu’on souhaite, un bon maintien ! Il a cette volonté, et à titre personnel il a aussi le but de relancer sa carrière.

Il y a bien sûr un besoin d’efficacité rapide ?

Oui il est tout de suite sur la brèche mais avec lui il y a ce côté affectif, il connaît la maison, la greffe prend rapidement. Le lien n’a jamais été rompu.

Y aura-t-il encore du mouvement d’ici la fin du mercato ?

On était plutôt dans l’idée de ne pas trop bouger en fait. Quentin c’est un cas particulier, une opportunité. Je crois qu’on a toutes les armes, le potentiel pour faire une bonne deuxième partie de saison tel qu’on est, donc on devrait rester avec cet effectif.

La période n’est pourtant pas facile, il y a la pression du résultat…

On peut le voir comme ça, d’autant qu’on a quelques soucis sur le plan offensif. Mais ça ne se passe pas comme ça. Didier Tholot travaille à rendre nos joueurs plus efficaces, pour qu’ils soient plus nombreux dans la surface adverse, plus précis, plus justes. On a des joueurs qui peuvent encore se révéler, l’idée c’est de donner la confiance à ceux qui en manquent.

Avant d’attaquer le retour contre Annecy, quel bilan tirez-vous de votre saison ?

On a été irréguliers sur cette première partie. Mais on a quand même été capables de faire des séries de séries positives. Mais bien sûr on se focalise sur le présent et c’est vrai qu’on est sur une période difficile. Il y a des matchs qui nous échappent, les facteurs de réussite aussi qui rentrent en ligne de compte, qui nous fuient ces derniers temps.
Sur ces trois saisons, on en a connu des périodes délicates, on s’en est toujours sorti jusque-là donc il n’y a pas il n’y a pas de raison que le doute s’installe. On a été capable de le faire on sera capable de le refaire. On sait que c’est un championnat qui est long, que peu d’équipes échappent à ces cycles. Didier est très lucide et réaliste par rapport à cette situation et encore une fois il travaille pour retrouver la flamme et la confiance.

Ces derniers temps, Pau a renvoyé une image timorée…

Je suis toujours un peu frustré quand je connais la qualité, le potentiel des uns et des autres, que je sais de ce qu’on est capable de faire. J’attache beaucoup d’importance au contenu. Et au-delà des résultats, je constate que des fois ça tient à pas grand-chose. Aujourd’hui on a perdu un petit peu le fil. Pour le retrouver ça passera peut-être par un match pas abouti mais qui verra les joueurs se lâcher, se libérer. D’où l’importance de pas de pas tomber dans une dans une sinistrose.

L’année dernière il y avait Batisse en défense ou Daubin en leaders de combat, des profils qui manquent aujourd’hui ?

Bien sûr Antoine est affirmé dans ce registre mais on a aussi Saivet qui a joué ce rôle sur le début de saison. Plus que ça, on est un peu en difficulté dans des secteurs qui faisaient notre force, la qualité technique au milieu, ces possibilités d’amener les ballons. Olliero a touché deux ballons à Bastia et on perd 1-0. Le match de Grenoble ici on ne gagne pas mais on a les possibilités…

Ce qui est frustrant c’est que mathématiquement on n’est pas dans les clous mais on est sur des scores étriqués et il y a une marge qui est importante. On a les joueurs pour atteindre un certain niveau et le tenir. Pour ça, il faut vraiment qu’on retrouve cette force déjà mentale et cette détermination, ce petit truc qu’on n’a pas aujourd’hui, mais qui va nous booster.

Annecy, Paris, Bordeaux… Une nouvelle séquence assez dingue arrive !

Il reste 19 matchs. La saison dernière on a fini 9e ex aequo avec 49 pts, quelque chose comme ça, donc il faut aller vers ça. Quant à Bordeaux, j’espère simplement qu’on l’abordera dans les meilleures conditions possibles. Pour ça, commençons par bien négocier le prochain et celui de Paris à l’extérieur.

Il faut avoir la capacité à passer les mauvaises périodes, se relever et ne pas lâcher. Je le dis avec beaucoup d’humilité mais on sait très bien qu’on est capable de faire des résultats face à face à toutes les équipes. Retrouvons cet esprit, pour être craints à domicile et faire des coups. On a progressé et ce maintien il ne dépend que de nous. Les points, personne va nous les offrir.

Comment avance le travail de structuration du club, en parallèle ?

J’ai un bon exemple avec Quentin Boisgard. Ses premiers mots, c’était de dire qu’il y avait beaucoup de choses qui avaient changé, j’ai apprécié. Il a senti l’évolution. J’ai toujours considéré que comme on partait de loin on n’était pas formaté et prêt pour ce niveau. Donc sans aller chercher Saint-Etienne au Bordeaux il y a eu des avancées à notre échelle et il y a encore beaucoup à faire. Mais aujourd’hui, on existe.

Vous devez aussi mener le chantier du centre de formation ?

On y travaille de façon très sérieuse. C’est un cahier des charges qui est assez lourd qui nécessite des aménagements, notamment au niveau des infrastructures. On a besoin des soutiens, des collectivités, en interne on a aussi une organisation à faire évoluer. Et un budget aussi à y consacrer, qu’on estime à un million d’euros pour lancer la machine et le cahier des charges. On a des rendez-vous prochainement, déterminants. On a besoin de terrains, de locaux supplémentaires.

On a des freins par rapport à la concurrence, des gamins chez nous qui peuvent être sollicités. On a le statut professionnel mais on n’a pas encore la possibilité de conserver nos meilleurs jeunes. Et ça c’est quand même très important. On n’a pas la possibilité d’offrir des petits contrats de stagiaires qui se pratiquent dans tous les clubs de Ligue 1 et Ligue 2. Donc ça aussi c’est un frein. On a une section jeunes qui fonctionne bien, garçons et filles. Mais maintenant, il y a ce palier à franchir pour la pérennité du club.

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Lien source : Ligue 2/Pau FC : « Ce maintien ne dépend que de nous »