Voici un manga seinen qui mérite toute notre attention, de l’auteur Umiharu Shinohara des éditions Komikku qui se démarque par un ton juste, beaucoup d’humilité. Un cinquième art apprécié par les uns et bouder par d’autres. Pourtant à travers ces mots se cache une profonde sensibilité. Au Japon, il est édité par Houbunsha sous le titre Toshokan No Aruji en version originale en 15 tomes. Je m’en vais vous faire une analyse de ce titre. Showtime !

 

Synopsis

À la bibliothèque pour enfants « La Rose trémière » vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur.

 

 

 

« Ce n’est pas toi qui choisis les livres, mais les livres qui te choisissent »

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je pense qu’une brève présentation de quelques personnages sera utile. Commençons sans tarder par Mikoshiba : cet homme à la coupe de champignon que surnommera Kanzaki plus loin dans l’histoire est plutôt du genre sérieux et pas souriant loin de là ! Il le fait pour sa raison de vivre et prend son métier très à cœur. Cependant, il prête une oreille attentive aux demandes des clients. Un employé modèle à part. MR Miyamoto : fils d’un grand PDG d’une entreprise très importante. Sans ambition, il ne suit pas le chemin tracé par son père pour prendre sa succession et travaille dans une boîte modeste avec un petit grade de chef. Il est très modéré, ne s’énerve pratiquement jamais et naïf au niveau des sentiments qu’il ne cherche même pas à les exprimés. Il est devenu un client assidu, par la suite dû à un virus des livres. Les mères des enfants le surnommèrent « Le prince de la bibliothèque ». Itaya : considérée comme un peu le maillon faible des trois (Mikoshiba, Kanda & Itaya) sans aucun diplôme en poche, elle fût recrutée par Mme Kotegawa de façon assez originale. Tête en l’air, ne cachant en rien et dis ce que les autres pensent tout bas sans prendre de gants, blessant certain inconsciemment. Néanmoins, elle mesure l’ampleur de sa tâche et prend son métier très à cœur. Kanda : une jeune femme qui est diplômée. Son seul défaut c’est sa timidité, tout le contraire de Itaya, qui exprime (rarement) sa colère, mais de façon à bon escient intelligemment. Elle est amoureuse de Miyamoto en secret, même si cela se lit sur son visage, ce que ne voit pas l’intéressé, hélas ! Shôta : garçon dynamique parfois vulgaire et insupportable au début du tome. Le contact avec le monde des adultes, des bibliothécaires et de sa soudaine passion comme Miyamoto va le faire évoluer de manière flagrante au point de poser des questions plus pertinentes. Kotegawa Aoi : elle est la propriétaire de la bibliothèque qu’elle a fondée il y a trois ans. C’est la présidente du groupe Kotegawa spécialisée dans l’immobilier. Sa fortune colossale s’estime à plusieurs centaines de millions d’euros. Sa rencontre avec Mikoshiba remonte justement à trois ans, alors que celui-ci démarra sa carrière. Kotegawa était venue à l’époque en tant que cliente, mais rendue célèbre pour ses plaintes. Au fil du temps, elle fait de lui son principal conseiller. Puis lui fit une proposition intéressante qu’il ne peut pas refuser : tenir une bibliothèque privée avec la (futur) patronne ! Sa carrière va être boostée, prend du galon et deviendra responsable. Bon, sur ce, place à mon analyse sur les volumes que j’ai lue jusqu’à maintenant… Dès les premières pages, nous faisons de suite la connaissance du futur « Prince de la bibliothèque », Monsieur Miyamoto. Il est alors le digne héritier pour succéder à la tête d’une très importante entreprise dirigée par son père. Mais celui-ci ne veut pas attendre parler d’une voie déjà toute tracée et décida de prendre une autre direction dans sa vie. Il se fera embaucher dans une succursale plus modeste avec un petit grade de chef. Après une beuverie un soir avec ses collègues de travail, il erra sans but précis en pleine nuit. Son destin a voulu que sur son chemin, à peine éclairé par les lampadaires, trouve une bibliothèque privée perdue au milieu de nulle part en plein cœur d’un parc. Une fois à l’intérieur, il sentit une douce chaleur agréable dans cet espèce de « refuge » pour enfant où il fait bon vivre et fait donc la connaissance de celui qui sera pour lui le déclencheur de sa nouvelle vie. Étant petit, son enfance fût alors assez difficile et lire était un luxe pour lui. Au contact des livres, un nouveau virus (jusqu’à présent c’était les courses de chevaux) viendra ranimer sa flamme et nous connaissons maintenant pourquoi il est devenu depuis un client à part entière aux yeux des employés de ce lieu. D’emblée, au premier tome, le lecteur est conquis par la force que dégage ce titre. Non par le scénario, mais aux protagonistes tous aussi touchants malgré les caractères qui les opposent ! Nous passons par différents auteurs de livre que notre « tête de champignon » énumère sans la moindre difficulté. Passant de Dickens avec Oliver Twist, Stevenson célèbre pour l’ile au trésor, Conan Doyle pour son œuvre sur Sherlock Holmes & Victor Hugo avec Les Misérables pour ne citer qu’eux. Les clients sont des âmes perdues que Mikoshiba s’empresse à les aiguiller (les guides) à coup de titres par rapport aux problèmes que rencontre la personne. Ainsi celle-ci se sent en confiance, apaiser et apporte un semblant de solution aux questions auxquelles elle se pose. Les mots sont une force vivante sans le savoir et nous font souvent réfléchir. Dans ce premier volume, notre bibliothécaire va alors dire une phrase qui prendra tout son sens au fil de leurs aventures : « Ce n’est pas toi qui choisis les livres, mais les livres qui te choisissent ». Apporter du bonheur et de la joie aux enfants, aux adultes également, tels est l’objectif des bibliothécaires de satisfaire les plus exigeants.

Le tome quatre vaut vraiment qu’on s’y attarde dessus. Pourquoi me direz-vous ?

Tout simplement parce que le passé des uns et des autres, qui dévoilés, même Mikoshiba ne fait pas exception (lui ce sera la seconde fois, soit dit en passant). Les sentiments s’enchainent aussi, laissant une liberté totale aux lecteurs de se faire un film ou une idée dans laquelle nos héros sont confrontés. Est-ce voulu de la part de l’auteur ?

 

Mot de la fin

Si vous avez aimé la littérature et l’ambiance qui se dégage de ce titre, alors je n’aurai qu’une seule phrase, « Bienvenue à la Rose trémière ». Nous prenons tous à un moment au cours de notre vie des chemins différents. Mais l’objectif est le même : prendre un nouveau départ en allant de l’avant sans jamais se retourner vers le passé et y faire face ! Umiharu a insufflé une touche personnelle dans ses personnages en leur attribuant des rôles bien distincts. L’ambiance d’une bibliothèque, les expressions des gens, le trait et le design, le scénario même léger ne pénalise aucunement bien au contraire ce manga. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un bon titre. Si j’ai un conseil à vous donner, faites donc de la place à votre mangathèques.

Komikku n’arrête pas pour notre plus grande joie à sortir des titres de qualités exceptionnelles que leur catalogue fourmille encore et encore par tant de richesse. Gageons sur une réussite à long terme.

 



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