Organiser un voyage en Thaïlande, le pays de sourire, ça vous tente ? Avant d'entreprendre un voyage dans une culture totalement différente de la sienne, il est important de connaître les choses à faire et à ne surtout pas faire !

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n climat chaud, une gastronomie épicée, des gens souriants, de magnifiques forêts primitives, de gigantesques marchés florissants entre les immeubles et les pagodes… De quoi vous faire rêver si vous recherchez un peu de changement. Mais au delà du coté paradisiaque et touristique de la Thaïlande se cache une culture très complexe qui ponctue la vie de la population locale.

La Thaïlande, une culture spirituelle

En Thaïlande, on peut apercevoir deux objets de cultes bien différents : les maisons aux esprits, San Phra Phum et les pagodes bouddhiques, les Wat. Les premières sont des petites maisonnettes à l’intérieur desquelles on retrouve des statues représentant les esprits de la maison, de la famille et du territoire. La tradition thaïe veut que l’on remercie les esprits d’une maison, d’un restaurant ou d’une auberge avant d’y séjourner sous peine de se retrouver avec un esprit collé sur le torse durant votre sommeil ! Les thaïs sont nombreux à en prendre soin, à leur donner des offrandes en espérant chance, bonheur et fortune. Néanmoins très peu de touristes se plient à cette tradition de même que beaucoup de jeunes thaïlandais. Cette tradition provient d’une culture animiste antérieure à l’arrivée du bouddhisme en Asie du Sud-Est. Celui-ci est apparu vers le VIe siècle avant notre ère avec la naissance du prince Siddhartha Gautama, le Bouddha, l’homme éveillé.

Organiser un voyage en Thaïlande : Petite histoire du bouddhisme

Organiser un voyage en Thaïlande demande un peu de connaissances du pays, et de l’impact du Boudhisme sur place. Selon Frédéric Lenoir, dans son livre Socrate, Jésus, Bouddha : trois maîtres de vie (2009), Siddhartha vécut en tant que fils de roi une enfance et une adolescence à l’abri des difficultés de la vie. Un jour, il se lasse des plaisirs de cette vie bienheureuse et commence à s’ennuyer, il demande alors à son écuyer de l’emmener en dehors de l’enceinte du palais. Au cours de sa vie, le futur Bouddha n’avait vu que des individus jeunes et en bonne santé soigneusement choisis par son père dans l’espoir que son fils ne connaisse jamais les quatre tristesses de l’existence : la vieillesse, la maladie, la mort et la souffrance.

Lors de ses promenades répétées hors du palais, Siddhartha apprit l’existence de la souffrance en apercevant sur son chemin un vieillard, un malade et un mort. En voyant un dernier individu, un ascète, illuminé par sa méditation quotidienne, le jeune prince quitta son palais et décida de parcourir son pays dans l’espoir de trouver une solution à la souffrance de l’Homme. Pendant sa fuite vers le monde extérieur, il abandonna à son écuyer la totalité de ses biens, se rasa le crâne et entama la voie du renoncement. Lors de son errance dans la forêt, il reçut le nom de Gautama, celui qui est doté d’une sagesse digne de louanges, et rejoignit deux maîtres yogis dans leur méditation (Frédéric Lenoir, 2009).

Très vite, il les dépassa et comprit que le yoga ne lui permettrait pas d’échapper au samsâra, la roue de l’existence. Ensuite, Il rejoignit une communauté de cinq ascètes qui prônaient le sacrifice de soi pour atteindre la libération. En vivant cette vie de souffrance et de privation, Siddhartha Gautama n’atteignait toujours pas la libération du cycle de renaissances qu’il attendait. Au final, il comprit que la voie de l’équilibre était la seule source de paix intérieure : il commença alors à se nourrir correctement, il reprit la route, avant de s’installer sous un pipal où il combattit le démon Mâra et atteignit l’illumination en une nuit. C’est ainsi qu’il fut appelé Bouddha, l’éveillé. Au bout de sept jours d’hésitation, il se décida à parcourir le continent asiatique en proclamant la loi bouddhique, le Dharma.

« Être bouddhiste est ressenti comme un prestige pour les thaïs. Évitez ainsi toutes blagues, insultes ou moqueries envers un bonze ou le gouvernement thaï si vous ne voulez pas risquer de sérieux ennuis. »

Un bouddhisme national

Le bouddhisme s’est étendu vers l’Asie du Sud-Est par l’action de deux missionnaires : Sona et Uttara envoyés par l’empereur indien Asoka au IIIe siècle avant Jésus-Christ. Le bouddhisme a inspiré le peuple thaï dans son ensemble et a donné lieu à des réactions, des lois et à des rituels et festivals divers.

Les croyances thaïes sont souvent considérées comme issues exclusivement du bouddhisme alors qu’elles découlent en réalité d’un mélange religieux plus ancien mélangeant animisme, brahmanisme et bouddhisme. Le bouddhisme theravâda présent en Thaïlande se fonde sur plusieurs principes. Premièrement, le monde fonctionne selon l’ordre du Dharma et est régi par le roi-divin. Sa majesté le roi Bhumipol Adulyadej, est vu comme l’incarnation de la Thaïlande et du peuple thaï.

Gardien moral du pays et symbole éternel de l’unité, de la culture et de la fraternité des thaïlandais, le roi Rama IX est admiré et respecté par ses sujets qui ressentent clairement de la dévotion à son égard. Ces origines divines (le dieu Vishnu) lui confèrent les qualités de compassion, de bienveillance, d’intégrité personnelle et de puissance intellectuelle. Deuxièmement, les hommes ainsi que l’organisation sociale sont soumis à la loi du karma, la loi de rétribution des actes. Aussi, le bouddhisme thaï correspond à un ensemble de valeurs et d’attitudes qui sont transmises par le fait d’être thaï et par une identité nationale forte. Être bouddhiste est ressenti comme un prestige pour les thaïs.

Évitez ainsi toutes blagues, insultes ou moqueries envers un bonze ou le gouvernement thaï si vous ne voulez pas risquer de sérieux ennuis. La loi de karma explique qu’il n’y a pas de hasard dans la position sociale des êtres. Chaque individu se trouve où il doit être c’est-à-dire là où ses actes passés l’ont fait naître (Louis Gabaude, 2001). Par exemple, si un animal est né animal, c’est qu’il n’a pas mérité d’être un homme ou qu’il était dans sa vie antérieure, un homme mauvais.

Dans l’imaginaire bouddhique, on naît sous un bon roi parce qu’on le mérite. Les thaïs pensent ainsi être nés thaïs sous le roi Rama XI parce qu’ils ont réalisé de bonnes choses dans leurs vies antérieures. Ne vous étonnez pas de voir l’inscription « Long live the King » sur des bus, des objets, des murs d’immeubles souvent accompagnée du portrait du roi. Ceci montre l’influence de la spiritualité thaïe sur la politique. Petite anecdote à ce sujet : un bon nombre de politiciens thaïs demandent une prédiction astrologique avant de prendre une décision politique qui influencerait le pays.

De même, les occidentaux sont souvent perçus comme ayant un bon karma, puisqu’ils sont nés dans des pays riches. Quoi que vous fassiez, un thaïlandais pensera que vous êtes plutôt riche (ce qui n’est pas totalement faux). Ainsi les étrangers paient souvent plus que la population locale pour entrer dans certaines pagodes ou sites touristiques. Négociez absolument les prix au marché et dans les magasins même si les prix sont marqués sur les pancartes. Ils sont facilement triplés ! Aussi, l’agressivité ou la colère se présentent comme des vices en opposition avec les valeurs bouddhiques. S’énerver apparaît alors comme une faiblesse et une soumission à ses émotions.

« Les bonzes se rasent le crâne, les sourcils et le menton et mendient leur nourriture auprès des laïcs […] qui attendent leurs passages. La population locale obtient alors des « bons points de karma » lorsqu’elle nourrit un bonze. »

Respecter la sangha, la communauté bouddhique

La sangha représente la communauté bouddhique gérée par les bonzes, bhikkhu ou phra pixu qui prêchent le Dharma et qui représentent l’autorité morale par excellence. Vêtus d’une robe orange, les bonzes symbolisent l’idéal de détachement bouddhique pour la population locale. Les jeunes thaïlandais de sexe masculin se retirent trois mois pour une retraite bouddhique dans une pagode, généralement durant la saison des pluies, afin d’apprendre plus en profondeur les préceptes bouddhiques et vivre à la place du bonze qu’ils respectent. Ils passent alors d’homme ordinaire, khon dip (homme cru) à khon suk (l’homme cuit).

À l’instar du service militaire d’antan, cette retraite est perçue comme une obligation morale et sociétale et ne dépend d’aucune classe sociale. La population locale nourrit les membres de la sangha grâce à des offrandes monétaires ou de nourriture. Ainsi si un bonze vous demande de l’argent, il est très mal vu de refuser ! Véritable régulateur de crise sociale, la sangha permet aux hommes ayant commis de mauvaises actions (bap) de prendre un nouveau départ en tant que bonze. Pour devenir membre de la sangha, un homme doit avoir au minimum 20 ans et ne doit avoir ni tué ni volé et accepter une vie d’abstinence et de contemplation.

Un bon nombre d’interdictions sera alors à suivre : ne pas voler, ne pas mentir, faire preuve d’abstinence, s’interdire de boire de l’alcool et se priver des divertissements qui peuvent exciter les sens. Tout homme peut quitter la sangha quand il le souhaite, ce n’est ni une obligation ni un choix définitif. Les bonzes se rasent le crâne, les sourcils et le menton et mendient leur nourriture auprès des laïcs (c’est-à-dire les individus qui ne possèdent aucun statut religieux) qui attendent leurs passages. La population locale obtient alors des « bons points de karma » lorsqu’elle nourrit un bonze. Les thaïs vont également consulter les bonzes pour beaucoup d’aspects de la vie sociale. Ces derniers donneront leurs avis sur le choix d’une date importante, pour la réalisation d’un souhait, d’une bénédiction ou d’une guérison.

« Le wat, centre de la vie communautaire et religieuse, symbolise la demeure du Bouddha en tant que divinité vivante. »

La prière au Wat

La pagode nommée le wat en Thaïlande est la place du Bouddha et des divinités par excellence. Il s’agit d’un lieu saint où les individus peuvent entrer en contact avec les divinités et prier pour la réalisation de leur souhait. À l’intérieur, on y trouve des statues du Bouddha, des bodhisattva, de saints bonzes, de dieux ou encore des reliques du Bouddha. Une prière ou une cérémonie bouddhique commence par les traditionnels dons d’offrandes (fleurs, encens, bougies, eau parfumée, nourriture).

Il est nécessaire d’enlever ses chaussures avant de s’agenouiller devant l’autel. Les offrandes de fleurs et d’encens sont placées entre les mains de l’individu avant la prière devant l’autel. Les thaïlandais les déposent ensuite sur de petites tables prévues à cet effet. Les encens sont habituellement au nombre de trois en l’honneur des trois joyaux du bouddhisme (Bouddha, Dharma, Sangha). Les individus prient alors en apposant leurs mains collées avec les doigts pointés sur le ciel sur leur front puis déposent celui-ci sur leurs mains posées au sol. Et ceci trois fois de suite.

En Thaïlande, la prière au wat est réalisée dans l’espoir d’obtenir quelque chose en échange d’offrandes. Obtenir de la chance, de l’argent, une bonne santé, la promesse d’une vie meilleure pour eux ou leurs proches en échange d’offrandes ou de donations. Le wat, centre de la vie communautaire et religieuse, symbolise la demeure du Bouddha en tant que divinité vivante. Respecter ce lieu est très important dans la culture thaïlandaise. Aussi n’oubliez pas d’enlever vos chaussures avant d’entrer dans un wat et que pointer du doigt les statues du Bouddha ou des divinités est mal perçu.

« Le tourisme de masse en saison haute provoque beaucoup de problèmes liés à l’environnement. »

Un pays en plein développement économique et industriel

Le royaume de Thaïlande est un pays membre de l’ASEAN, situé entre la Birmanie à l’Ouest, la Malaisie au Sud, le Cambodge à l’Est et le Laos au Nord-Est. Avec environ 8 millions d’habitants, la ville de Bangkok en tant que capitale d’Asie de Sud-Est apparaît comme une véritable fourmilière, peu accueillante pour les touristes à la recherche de calme et de traditions. La Thaïlande est également un pays où se regroupent un bon nombre d’expatriés occidentaux notamment une communauté française importante. On retrouve aussi diverses minorités ethniques comme par exemple les Lao du Nord-Est, les Malais des provinces méridionales ou encore les divers groupes ethniques (Karen, Lahu, Lisu et Meo). Évitez les treks proposés pour voir ces « zoo humains » car en plus d’être perçu comme un touriste de base à l’éthique douteuse, vous ne verrez que ce qu’ils veulent bien vous montrer.

On peut parler d’une véritable envolée de la Thaïlande depuis ces dernières années mais la hausse de la consommation, de l’industrialisation et l’intensification de l’agriculture posent de graves problèmes environnementaux au pays. La Thaïlande a surexploité son environnement et a détruit ses forêts primitives. Malgré la création de grands parcs nationaux, cet environnement ne pourra plus jamais être retrouvé.

Le tourisme florissant en Thaïlande ainsi que la création de stations balnéaires ont grandement contribué à la détérioration de l’environnement terrestre et marin (rejets de déchets, pollution des cours d’eau, etc.). L’urbanisation a fortement mis à mal l’environnement : l’automobile et l’activité citadine en continue dans les grandes villes ont pollué l’air ambiant et les nappes phréatiques. L’eau courante n’est donc pas buvable en Thaïlande ! Le tourisme de masse en saison haute provoque beaucoup de problèmes liés à l’environnement. Les allers et retours systématiques des bateaux contribuent à la destruction de la faune et de la flore et polluent le milieu aquatique. Aussi, la hausse de la consommation, l’industrialisation et l’intensification de l’agriculture épuisent les ressources naturelles du pays. Ce qui pose un problème aux populations présentes sur le sol thaïlandais qui vivent majoritairement de l’agriculture et de la pêche.

« Ces arnaques peuvent plomber l’ambiance et faire de votre voyage un petit cauchemar […] »

Le pays du sourire : gentillesse ou hypocrisie ?

Malgré la beauté incontestée de la culture et du pays, la Thaïlande reste aussi le pays des arnaques en tout genre. Certes, les touristes sont plus riches qu’eux, et ils le savent mais certaines arnaques relèvent réellement de l’abus. Si vous souhaitez organiser un voyage en Thaïlande, voici une petite liste des arnaques à éviter à Bangkok : L’Office du tourisme qui organise des voyages à des prix exorbitants (jusqu’à plus de 10 fois le prix normal). Parfois, il s’avère même que les tickets de train, de bus ou les réservations d’hôtels ou de guest houses n’ont pas été réalisés.

On vous expliquera alors que vous vous êtes bien fait rouler dans la farine et vous devrez payer si vous voulez continuer votre voyage ! La vieille dame aux pigeons qui vous alpague près du palais royal, en vous obligeant à prendre des graines de maïs tout en prétextant que c’est un jour spécial, le Bouddha Day. Si vous n’acceptez pas les graines, elle peut aller jusqu’à les mettre dans votre sac ou dans vos poches pour finalement vous demander 200 bath pour des graines qui n’en valent même pas 50 (1 € est environ égal à 40 bath selon les variations de la Bourse). Si vous refusez de payer, elle se met alors à crier, à vous traiter de voleur, ce qui peut se révéler très problématique. En effet, la zone où elle se trouve est blindée de militaires, policiers et autorités qui tolèrent ce genre d’activité. Il est donc préférable de payer si l’on ne veut pas de souci.

Encore une autre arnaque qui cible les touristes : le parcours en tuk-tuk. En se promenant tranquillement dans la ville, il arrive qu’on se fasse soudainement arrêter par un chauffeur de tuk-tuk qui vous proposera 20 bath pour faire le tour de la ville en passant par les monuments et les pagodes de plus connus de la ville. Les touristes heureux de faire une si bonne affaire acceptent avec joie et commencent donc ce petit voyage agréable en tuk-tuk (attention à ce que votre chauffeur ne roule pas comme un pied, ça arrive souvent et on décompte de nombreux accidents à Bangkok).

Le seul petit problème : après avoir visiter quelques pagodes, il vous emmènera à un centre d’information touristique soi-disant gouvernemental hors de prix. Puis, dans une boutique de costumes hors de prix. Si vous n’achetez rien, le tuk-tuk se montrera tout de suite très désagréable, et peut aller jusqu’à vous abandonner sur place ! Les chauffeurs de tuk-tuk reçoivent des commissions des boutiques et d’offices du tourisme, ce qui explique le prix dérisoire proposé au début du parcours. Il arrive aussi que lorsqu’il vous a déposé à ces deux boutiques (et même si vous avez dépensé de l’argent précédemment), il vous abandonne avant d’avoir fini le parcours prévu. Cela signifie qu’il a fait le plein d’essence grâce à ses arrangements !

De même, évitez les bus privés au départ de Khao San Road, quartier touristique par excellence. Ils ne vous déposeront pas à l’endroit prévu mais à quelques kilomètres plus loin, sur un parking où vous attend une horde de chauffeurs prêts à vous emmener à l’endroit souhaité. On déplore également des vols d’objets ou de valises sur le long trajet de bus privés ou gouvernementaux. Aussi, n’acceptez jamais d’eau ou de boissons avant et pendant le trajet, il est possible de s’endormir comme par magie des heures durant et de se retrouver dépouillé ! Si vous êtes victimes de ces arnaques, vous pouvez toujours appeler la Police Touristique mais elle ne pourra malheureusement pas grand chose pour vous. La plupart de ces coups montés sont tolérés par les autorités tant que les magasins déclarent les sommes perçues. Voilà pourquoi organiser un voyage en Thaïlande demande beaucoup de vigilance !

Même si ces arnaques peuvent plomber l’ambiance et faire de votre voyage un petit cauchemar, il est nécessaire de pas trop y faire attention si l’on ne veut pas finir totalement paranoïaque et en oublier de profiter des points positifs de la vie en Thaïlande. C’est le jeu de Bangkok, la ville du sourire ! Vous pouvez perdre quelques fois… Les autres destinations seront plus accueillantes comme c’est le cas de la ville de Sukhothai et Chiang Mai, au nord du pays où la population locale semble réellement gentille et souriante.

« Ces trois villes historiques possèdent un ensemble de ruines et de pagodes historiques à visiter absolument. »

Trois destinations de choix en Thaïlande: Sukhothai, Ayutthaya et Chiang Mai

Du XIIIe au XIVe siècle, les différentes principautés thaïes de la vallée du Mékong s’unirent pour livrer bataille aux peuples Môns, puis aux Khmers pour fonder le Royaume de Sukhothai. Le roi Ramkhamhaeng, roi d’une ville du Nord de l’actuelle Thaïlande se libéra de l’autorité des Khmers pour étendre son influence sur la plaine de Vientiane. Un mémorial lui est dédié à l’intérieur du parc historique de Sukhothai. Ainsi, le premier État thaï fut créé en 1238 et servit de base à la culture, la politique et la religion thaïe actuelle. Au nord du pays, à environ six heures de Bangkok, on retrouve cette ancienne ville de Sukhothai. Magnifique Paradis touristique, cette ville se sépare un deux parties : la nouvelle ville très dynamique avec plusieurs magasins et échoppes en tout genre et l’ancienne ville, plus calme, qui possède un parc historique où l’on trouve d’anciennes ruines classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’ancienne ville possède un petit marché de nuit, des guest house sympathiques à des prix corrects, ainsi qu’une pagode magnifique, le Wat Traphang Thong, au milieu de l’eau où l’on peut supposément trouvé l’empreinte du pied de Bouddha. Vous pourrez également entendre les chants des moines redonnés par les haut-parleurs de la vieille ville vers 17h tout en vous dirigeant vers le marché.

En 1350, le roi Ramadhipati Ier fonda la capitale d’Ayutthaya qui fut ravagée en 1767 par une attaque birmane. À environ deux heures de Bangkok en train ou en bus, on retrouve encore les ruines des anciennes pagodes parsemées dans l’actuelle ville d’Ayutthaya en particulier le célèbre Bouddha allongé au Wat Lokaya Sutha.

La Province de Chiang Mai, située au nord du pays est la deuxième plus grande province du pays. Cette région montagneuse est traversée par la rivière Ping du nord au sud de la province. On y trouve aussi le plus haut sommet de la Thaïlande, le Doi Inthanon. De nombreux parcs nationaux sont présents dans cette province : Doi Inthanon, Doi Suthep-Pui, Mae Ping, Sri Lanna, Huay Nam Dang, Mae Phang et Chiang Dao. Située dans la partie centre de la province de Chiang Mai, la ville fortifiée de Chiang Mai fut fondée en 1296 par le roi Mengrai (1238 – 1317) et fut la capitale du Lan Na (1259 – 1892), le royaume du nord. Ce roi permit l’unification de principautés en un royaume dont le pouvoir était centralisé à Chiang Mai. Merveilleuse ville aujourd’hui moderne, Chiang Mai abrite en son centre une ancienne muraille qui donne à la ville un aspect de « ville carrée ». À l’intérieur de la ville carrée, centre touristique et culturel de Chiang Mai, on retrouve de nombreuses anciennes pagodes, des marchés de nuit et divers restaurants et magasins. Un nombre impressionnant de sites religieux montre que la ville de Chiang Mai fut considérée comme la ville du bouddhisme et sa protectrice. Depuis les stations du bus de la ville, il est facile de partir en direction de petites villes du nord de la Thaïlande : Chiang Dao, Chiang Rai, Fang qui sont des lieux très agréables où séjourner avec un bon nombre d’activités à faire. Des visites dans les grottes de Chiang Dao, Chiang Dao Cave ; Le Wat Rong Khun, la pagode blanche de Chiang Rai ou encore les pagodes colorées et le paysage magique de Fang.

Ces trois villes historiques possèdent un ensemble de ruines et de pagodes historiques à visiter absolument. Ces lieux sont évidement très touristiques, il est très facile de trouver un hébergement et même un chauffeur de tuk-tuk ou une location de bicyclette pour la journée à des prix raisonnables pour vous aller faire un petit tour à travers l’histoire thaïlandaise…Organiser un voyage en Thaïlande n’est pas de tout repos, mais une fois sur place, vous ferez le plein d’émotions culturelles !

 

 

 



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