Ohayo minna-san ! Genki ?
Alors tout d’abord akemashite omedeto Bonne Année tout le monde j’espère que les fêtes vous auront comblé et cette année nous repartons pour faire le plein de mangas et d’animes ! Et bien sur de yaoï hihihi en particulier Caste Heaven de Oogawa Chise sorti récemment !!!

D

ans une variante cruelle du jeu du roi (Ousama Game) très connu au japon, chaque classe de ce lycée est gouvernée par un système de grades cruel et arbitraire. Parmi les étudiants, Azusa a obtenu le rang de « Roi » lors du précédent jeu. Craint de tous, il n’a aucune gêne à persécuter ses camarades, mais cette situation change le jour où un nouveau jeu est lancé. Sûr de le remporter une nouvelle fois, Azusa va devoir faire face à la trahison de Karino, un de ses faire-valoir, qui va lui voler sa place de roi et le faire descendre au plus bas rang du classement, celui de souffre-douleur, rien que pour pouvoir briser son masque d’arrogance.

De multiples facettes

Dans ce premier tome publié aux éditions Taïfu Comics, Oogawa Chise, dans sa narration, met en lumière les multiples facettes et personnalités que peut avoir l’être humain. Au fur et à mesure, le lecteur se rend compte que les personnages ne sont pas ce qu’ils semblaient être, Karino, l’un des principaux protagonistes, qui occupait la place de « flatteur » lors du précédent jeu et qui semblait être admiratif face à Azusa se révèle être un grand manipulateur et calculateur prêt à écraser tout ce qui se met sur son chemin. Il en est de même en ce qui concerne le deuxième couple, si Atsumu est aussi faible qu’il le paraît il est néanmoins possessif, jaloux et un tantinet pervers. Tout les personnages aussi bien principaux que secondaires révèlent à un moment ou un autre leur côté vil et abject et c’est cette cruauté qui crée à la fois un certain malaise mais surtout une fascination chez le lecteur qui le pousse à s’interroger sur le devenir des différents couples.

Des standards améliorés

Un autre point intéressant de la narration est le jeu de miroir qui s’installe entre leurs vies hors et à l’intérieur du lycée. En effet, Azusa, le précédent roi devenu cible et en même temps la « femme » du nouveau roi recrée au lycée le même schéma que sa mère qui se prostitue et vit aux crochets des hommes. Tandis que Karino, le nouveau roi, se révèle être le fils d’un ministre influent, lui aussi semble recrée le schéma de son père dans l’enceinte du lycée. Cependant les fujoshis et autres amateurs du genre n’oublieront pas que cet écart de statut social entre les deux principaux protagonistes est un standard du Boy’s Love. Comme les idylles entre professeur et élève ou entre amis d’enfance il n’est pas rare de voir un prince s’associé à son majordome ou un riche héritier à un simple roturier.

De plus, dans Caste Heaven, Oogawa Chise fait appel à d’autres standards du genre, notamment avec le personnage de Karino qui se révèle être un seme sadique et manipulateur dont le seul but est de voir son uke pleurer et de briser son masque, ou encore avec le personnage de Kuze qui semble être beau, sympathique, doué en tout, protecteur et qui choisit toujours un uke plus frêle que lui pour pouvoir le protéger mais qui s’avérera en réalité plus calculateur et pervers qu’il ne veut le montrer. Pourtant, le talent de la mangaka réside dans sa capacité à associer ces semes assez clichés à des ukes qui le sont un peu moins. En effet, Azusa ne rentre pas dans le jeu de Karino et ne semble pas avoir dit son dernier mot face à toutes les brimades, au contraire il semble commencer à y prendre du plaisir, et Atsumu lui comme dit plus haut pourrait bien ne pas être aussi innocent que prévu.

« Attention tout de même aux âmes sensibles, certaines scènes pouvant être particulièrement dérangeantes ! »

 
Enfin, le style graphique d’Oogawa Chise reste fidèle à ses précédents titres, facilement reconnaissable il complète bien la narration et ne la dessert pas et pour couronner le tout, les lemons sont juste à se baver dessus, un savant mélange entre montré et suggéré. Si on peut avoir une critique à faire elle ne lui serait directement adressée car propre à la plupart des Boy’s Love, ce serait le tracé assez féminin pour les personnages dominés surtout dans le cas d’Atsumu qui a des courbes et des expressions peu masculines.

En bref, Caste Heaven est pour moi une petite perle que toute fujoshi se doit d’avoir dans sa bibliothèque. Attention tout de même aux âmes sensibles, certaines scènes pouvant être particulièrement dérangeantes ! Mais si vous aimez les histoires torturés et assez sombres vous serez comblés.
Je reste cependant très curieuse de la suite de l’histoire car cette mangaka fait toujours en sorte d’offrir un happy ending à ses personnages et je crains que l’ambiance pesante et le malaise régnant dans ce tome et qui en font sa particularité ne soient bâclés pour arriver à cet objectif.

Voilà c’est tout pour moi. J’espère que cela vous aura plus et vous aura donné envie d’accourir en librairie.
Je vous dis à bientôt pour une nouvelle chronique.
Matane Minna-san !



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