Soleil Manga nous offre un shojo mêlant humour et sadisme, Black Prince & White Prince de Makino. Une histoire d’amour haletante à découvrir !

Y

û, une jeune fille au caractère bien trempée entre au lycée avec une idée précise en tête: trouver l’amour et ne plus jamais être la fille timide et renfermée qu’elle était au collège. Elle jette son dévolu sur le célèbre Shirakawa, le prince blanc, un beau jeune homme gentil et agréable. Cependant, ce dernier est toujours collé à son meilleur ami d’enfance, Kurosaki, au caractère sadique et violent. Au grand malheur de Yû, Kurosaki, le démon noir, se retrouve dans sa classe et, suite à la mutation de ses parents, la jeune fille emménage à l’internat où vivent les deux compères. Des situations gênantes, frôlant l’érotisme vont très rapidement faire leur apparition et font de cette oeuvre un shojo intéressant et original.

« L’héroïne n’est pas une belle princesse gentille, docile et agréable. Son manque de confiance en elle ne se traduit pas par une timidité excessive qui ferait d’elle un pantin subissant bêtement les événements. »

Black Prince & White Prince, un shojo original ?

Comparé à beaucoup de shojo un peu niais que l’on peut trouver dans l’industrie du manga, Black Prince & White Prince se veut un peu plus adulte. L’héroïne, Yû, n’est pas une jeune fille qui se laisse faire et qui se laisse submerger par ses émotions dès qu’une situation un peu embarrassante lui tombe dessus. C’est également parce que Yû cherche à se faire remarquer qu’elle parvient à établir des liens avec les deux compères. L’héroïne n’est pas une belle princesse gentille, docile et agréable. Son manque de confiance en elle ne se traduit pas par une timidité excessive qui ferait d’elle un pantin subissant bêtement les événements. Au contraire, Yû se force sans cesse à intervenir et à donner son point de vue car elle a peur de redevenir celle qu’elle était avant.

C’est là que se trouve l’originalité de ce shojo qui pourrait sembler banal à première vue. Yû possède donc un caractère de façade, d’une fille forte et courageuse, qui est mis en exergue par le fait qu’elle ne sent forte que lorsqu’elle se maquille. Sans son maquillage, elle redevient une fille sensible et timide qui n’ose pas se montrer aux autres. À la fin du tome, elle se retrouve à devoir obéir à Kurosaki à cause d’un pari, ce qui marque le commencement d’une série de situation gênantes et drôles mais néanmoins intéressantes grâce au caractère un peu particulier de l’héroïne.

« Graphiquement, le trait de crayon de Makino n’est pas exceptionnel néanmoins l’auteur sait parfaitement montrer et accentuer les émotions de Yû au point que le lecteur s’attache plus aisément à cette héroïne de shojo. »

Un shojo qui s’assume

Cette oeuvre reprend cependant à la lettre les codes du shojo. Les copines de Yû et les autres personnages hormis les deux princes ne sont pas du tout développés. Les adultes (parents et professeurs) ne sont pas présents et semblent idiots. Et les situations dérangeantes cumulent les clichés du shojo, au delà de la banale opposition blond/brun (Yû et Kurosaki qui se retrouvent par hasard dans les bains ou enfermés dans la salle de sport, etc.). La relation que la jeune fille établit avec Kusaki est prévisible mais néanmoins intéressante pour les fans de shojo. Elle le déteste au début du tome mais s’attache de plus en plus en se rendant compte qu’il n’est pas le vilain garçon qu’il semble être. Yû s’aperçoit que le Prince Noir est simplement un garçon qui a du mal à vivre en communauté et qui sent seul. Une rivalité prévisible, encore latente dans ce premier tome, semble se développer entre Kurosaki et Shirakawa.

Graphiquement, le trait de crayon de Makino n’est pas exceptionnel, cependant l’auteur sait parfaitement illustrer et accentuer les émotions de Yû au point que le lecteur s’attache plus aisément à cette héroïne de shojo. Les décors sont quasi-inexistants et se concentrent sur les expressions des personnages. Rien d’étonnant puisque ce sont les émotions des personnages qui forment l’intrigue de cette oeuvre. Les quelques scènes d’actions servent simplement à consolider les réactions émotionnelles des protagonistes ou à mettre en avant la virilité des personnages masculins.

Au final, Black Prince & White Prince est shojo classique dans la forme mais qui s’assume tout en donnant une touche un plus mature au genre.



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