Be my slave, un shôjo aux nombreux clichés et à l’intrigue plate.

A

zusa Yano est perçue par ses camarades de classe comme une simple bonne élève passant un peu trop de temps le nez plongé dans ses livres. Mais le beau Kaoru Aota, l’apollon du lycée, ne semble pas de cet avis et commence à porter un intérêt grandissant envers la jeune fille. Un jeu du chat et de la souris s’installe alors entre les deux jeunes gens.
Mangaka spécialisée dans le manga shôjo, Mika Sakurano sort son premier tome relié en 2008, Hatsutaiken (はつたいけん). Elle enchaîne ensuite les séries courtes (entre 2 et 3 tomes) ainsi que les œuvres collectives.
Paru en 2013, la série Be my slave a été publiée dans le magazine de prépublication japonaise Margaret Channel (Shueisha) et compte 4 tomes.

Be My Slave reste un ensemble décevant

Malgré l’attrait de la couverture et du character design, Mika Sakurano nous propose ici une histoire à la fois creuse et bourrée de clichés.
Dans ce premier tome, nous suivons les premiers émois d’une jeune lycéenne, Azusa, qui est présentée comme un personnage intelligent et réfléchi, ce que la suite de l’histoire contredit complètement. En effet, elle tombe rapidement sous le charme du héros, Kaoru Aota, bien que celui-ci ne présente aucun atout en dehors de son visage (aux traits plutôt féminins) ainsi qu’un intérêt, qui semble limité, pour la jeune fille. En seulement une dizaine de pages, Azusa renie tous ses principes et change d’apparence. Elle se met alors à poursuivre le beau Kaoru qui lui avoue rapidement en aimer une autre : une jeune femme qui se présente comme sa sœur, ce que l’histoire dément rapidement.

Un message perturbant

Adressé aux jeunes filles pré-pubères, ce manga présente une vision particulièrement négative de la femme, ce qui est d’autant plus alarmant car il s’adresse à des filles encore en quête de soi.
Comme l’indique le titre, Azusa ne va pas seulement découvrir l’amour mais surtout devenir l’esclave sexuelle d’un jeune garçon de son âge qui lui fait comprendre très clairement qu’il est amoureux d’une autre. La jeune fille se plie alors à la volonté du jeune homme qui se sert de l’attirance d’Azusa à son encontre pour s’amuser et la mener en bateau.
L’auteur nuance cependant quelque peu cette ambiance malsaine en amenant petit à petit le jeune homme à sincèrement s’intéresser à l’héroïne mais le message global que renvoie cet ouvrage pourrait induire en erreur toute personne un brin naïve. Un jeu dangereux qui pourrait avoir de terribles conséquences.

Be my slave est donc une série qui présente peu d’attraits : une intrigue plate et des propos qui pourraient se révéler dangereux s’ils sont pris au premier degré.



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