La rédaction vous conseille

Depuis lundi, l’entreprise CTS Élagage, basée à Pau, est à pied d’œuvre pour tailler les arbres entre la gare et la place de la Monnaie. Et les Palois ne manquent pas d’immortaliser ce moment avec leur téléphone. Ce n’est quand même pas tous les jours, que des hommes, certes bien équipés, se baladent tronçonneuse en main, à plus de 30 m du sol.

Huit grimpeurs

« Nous si », corrige Romain De Riqueur, responsable du chantier pour CTS. Pour tailler les 82 platanes d’environ 150 ans de l’avenue Jean-Biray d’ici le 3 février, une équipe de huit grimpeurs et de quatre hommes de pied est mobilisée. Cette opération, qui a déjà eu lieu en 2010 et dix ans auparavant, doit supprimer les rejets et contenir le développement des arbres, une technique appelée la taille « en tête de chat ».

Au sol, il faut trier les branches.


Au sol, il faut trier les branches.

Marc Zirnheld

« C’est une taille très raisonnée, sans grosses coupes. L’arbre va réagir sereinement », promet Laetitia Longelin, responsable foresterie urbaine à Pau. « En la faisant en hiver, cet élagage limite l’apparition de rejets », ajoute Alexandre Bourgoin, diagnosticien de l’arbre pour la Ville. La saison est également idéale pour éviter de déranger les oiseaux qui seront en pleine nidification au printemps.

La taille n’est pas constitutive à l’observation d’une faiblesse des arbres. Elle répond plus à un critère esthétique. « La vue sur les Pyrénées depuis le boulevard fait partie du patrimoine de la ville », rappelle Laetitia Longelin. Et force est de constater que les plus hautes branches des platanes masquaient les montagnes aux passants installés sur l’esplanade d’arrivée du funiculaire. « Certains platanes dans le parc du château atteignent les 56 m », précise Romain De Riqueur.

3 à 4 m de pousses enlevés

Avant de lancer le chantier, tous les outils ont été soigneusement désinfectés. « Les platanes sont particulièrement sensibles au chancre coloré (une maladie due à un champignon) qui est plutôt présent dans le Sud Est. Mais nous ne voulons prendre aucun risque de transmission », relate Alexandre Bourgoin.

À l’aide de plusieurs cordes, les élagueurs grimpent à la cime des arbres. Casque, chaussures de sécurité et baudriers composent le minimum de leur équipement. « Pour que les arbres restent à 30 m maximum, ce qui est demandé par la Ville, nous enlevons entre 3 et 4 m de pousses », estime Romain De Riqueur.

La rédaction vous conseille

Une fois coupées à la tronçonneuse, les branches sont jetées au sol. Elles sont ramassées par les hommes de pied. « Ces chutes sont broyées et vont être réutilisées pour amender le sol », précise la responsable de la Ville.

Une taille de mise en sécurité est également opérée aux étages inférieurs des platanes « pour enlever tous les bois morts », termine l’élagueur.

À ce rythme, entre 8 et 10 arbres sont traités par jour.

Les élagueurs jouent les acrobates avec leurs tronçonneuses.


Les élagueurs jouent les acrobates avec leurs tronçonneuses.

Marc Zirnheld

Consignes à respecter

L’avenue Jean-Biray est fermée à la circulation du lundi au vendredi de 8h45 à 17h, jusqu’au 3 février. L’aire d’embarquement des bus (SNCF, tourisme, Région et Occitanie) est transférée sur le parking Tissié. Le stationnement est interdit sur l’avenue Jean-Biray et le parking Tissié durant toute la durée du chantier.

Lien source : Avenue Biray, à Pau, l’élagage spectaculaire des platanes