Au-delà de l’apparence est un manga shôjo de l’auteure Fumie Akuta. A l’heure actuelle, six tomes sont parus au Japon sous son nom d’origine Sekirara Ni Kiss en 2016 PAR Kodansha que nous ne le présentons plus. Chez nous, l’éditeur français Kana sort cette œuvre, dont deux volumes, pour l’instant en cours. Je m’en vais de ce pas vous faire une critique de ce titre.

 

 

Synopsis

 

Chitose s’est façonné un masque derrière lequel elle a pris l’habitude de se cacher pour être appréciée de tous. Mais sa vie va complètement changer le jour où Itsuki, un bel inconnu, lui vient en aide. Fascinée par son regard, elle décide de le suivre et se retrouve devant les portes d’une école d’art. Armée de son plus beau sourire, Chitose demande à son sauveur de lui faire visiter les lieux, mais ce dernier voit clair dans son jeu : impossible de lui mentir !

 

 

 

Le nouveau Glass no Kamen

 

C’est en voyant dans une série TV quand elle était plus jeune, d’une petite fille, jouant le rôle d’une enfant adorable et apprécié de tous, que Chitose s’est mise en tête de devenir comme l’héroïne. Depuis, pour se faire aimer et accepter auprès de son entourage, elle se forge une personnalité. Si personne n’y prêta attention, Itsuki, lui, a percé à jour ce qui se cachait derrière le masque de Chitose. Cette dernière peut désormais converser en toute liberté sans retenue. Avec Itsuki, elle se sent à l’aise. Le trouvant sous ses allures de beau garçon, elle tombe sous son charme. Au contact de ses « nouvelles » camarades des beaux-arts, sa perception du monde qui l’entoure va lui faire changer petit à petit. Pour Chitose, cet endroit peut être un refuge ou elle peut s’exprimer avec son vrai visage.

 

Oui, mais ne doit-on pas mettre ce titre au pluriel ? En effet, notre héroïne porte un masque de verre. C’est un peu comme si elle interprétait une pièce de théâtre dont elle est l’élément central. Cependant, à l’arrivée de Itsuki, ce masque se brise totalement. Par contre, à la vue de ce premier tome, Itsuki porte un masque également pour ne pas laisser paraître ses blessures. Derrière son sourire en façade de garçon modèle en apparence, son caractère bien trempé finit par ressortir autour de lui. Un donneur de leçon, mais ne peut la juger, puisque son mal-être est aussi le même !

 

Mot de fin

 

Dans ces deux tomes que compose pour l’instant le titre, les protagonistes n’ont aucune personnalité, superficielle et légère. Pas d’âmes des individus lambda. « Créer pour se recréer » se décrit l’éditeur. Néanmoins, il manque clairement un petit quelque chose pour le rendre intéressant. Son stratagème, appelons-le ainsi, est ici trop rapidement découvert. La couverture aux couleurs chaudes est magnifique et le dessin comme le scénario : fin. J’ai été ma foi surpris par l’épaisseur, mais aussi par une erreur de frappe au niveau des onomatopées (je vous laisse le découvrir) sans graviter. Nous sommes en passe de nous demander si les tomes suivants monteront d’un cran. Nul doute possible. Un vent d’optimisme nous gagne. Avec Kana c’est un porteur d’espoir vers l’avenir. Je vous recommande toujours de cet éditeur : Cat Street, Akuma to Love Song, Blue Spring Ride, Daytime Shooting Star, Hotaru… N’hésitez pas à aller faire un saut sur leur blog  qui vaut vraiment le détour. Aussi, si vous aimez le style de Fumie Akuta, aller faire un tour sur ce blog rempli d’illustration.



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